L'ISLAM POUR LES DÉBUTANTS

 

LE VERITABLE ISLAM

L’Islam interdit le meurtre des innocents

Selon l’Islam tuer des innocents est un péché capital, et quiconque commet un tel acte endurera de terribles tourments dans l’au-delà:

… C’est pourquoi Nous avons prescrit pour les enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes. Nos messagers sont venus à eux avec des signes évidents. En dépit de cela, beaucoup d’entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre. (Coran, 5: 32)

Comme nous pouvons le lire dans le verset ci-dessus, tuer une personne innocente est considéré comme tuer toute l’humanité. Dans un autre verset, l’importance qu’attachent les croyants à la vie est exprimée en ces termes:

Ceux qui n’invoquent pas d’autre dieu que Dieu et ne tuent pas la vie que Dieu a rendue sacrée, sauf à bon droit, qui ne commettent pas de fornication, quiconque fait cela encourra un châtiment. (Coran, 25: 68)

Dans un autre verset encore, Dieu révèle le commandement suivant:

Dis: "Venez je vais réciter ce que votre Seigneur vous a interdit: ne Lui associez rien, soyez bienfaisants envers vos parents, ne tuez pas vos enfants par crainte de la pauvreté. Nous vous nourrissons tout comme eux. N’approchez pas des turpitudes ouvertement ou en cachette. Ne tuez qu’en toute justice la vie que Dieu a fait sacrée. Voilà ce que Dieu vous recommande de faire, peut-être userez-vous de votre intelligence. (Coran, 6: 151)

Tout musulman qui a une foi sincère en Dieu, qui tient compte de Ses saints versets, et qui craint de souffrir dans l’au-delà, évitera de faire du tort ne serait-ce qu’à une seule personne parce qu’il sait que Dieu est le Seigneur de la justice éternelle, et que chacun sera rétribué en fonction de tous ses actes. Dans l’un des hadiths, notre Prophète (paix et bénédiction sur lui) fit la liste des catégories de personnes déplaisant à Dieu: "Ceux qui agissent cruellement et injustement sur les terres saintes, ceux qui aspirent à suivre les ignorants, et ceux qui répandent à tort le sang humain." (Boukhari)

L’Islam commande l’équité aux croyants

La moralité islamique prescrit aux fidèles d’être justes dans tous les gestes du quotidien, que ce soit pour prendre une décision, pour parler ou pour travailler, ou pour toute autre chose. Les commandements de Dieu, et la sunna du Prophète (pbsl), décrivent cette conception de la justice d’une façon très détaillée. Tous les messagers cités dans le Coran ont apporté la paix et la justice aux peuples auxquels ils étaient envoyés avec leurs recommandations. Les prophètes permettaient également aux croyants de moins souffrir de la cruauté et du despotisme. Comme Dieu nous le dit dans un verset:

A chaque communauté un messager, et lorsque le messager vint tout se décida en équité entre eux. Ils ne furent point lésés. (Coran, 10: 47)

La caractéristique essentielle dans la compréhension de la justice en l’Islam est le fait qu’il ordonne la justice en toutes circonstances, même si la personne concernée est un proche. Dans un autre verset Dieu dit ceci:

Ô les croyants! Observez strictement la justice et soyez des témoins comme Dieu l’ordonne, fût-ce contre vous-mêmes, contre vos père et mère ou proches parents. Qu’ils soient riches ou pauvres, Dieu pourvoira à leurs besoins. Ne suivez donc les passions et ne déviez pas de la vérité. Si vous portez un faux témoignage, ou si vous le refusez, Dieu est parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. (Coran, 4: 135)

Comme ce verset nous le dit, ni les richesses ni le statut social de la personne concernée ne doivent être pris en compte par le croyant. Ce qui importe c’est l’égalité entre tous, que personne ne soit traité injustement, et que les versets de Dieu soient appliqués scrupuleusement. Voilà comment cette idée est exprimée dans un autre verset:

Ô les croyants! Soyez intègres envers Dieu, et soyez des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injustes. Soyez justes, cela est plus proche de la piété. Craignez Dieu. Dieu est parfaitement connaisseur de ce que vous faites. (Coran 5: 8)

Dans ce verset, Dieu exhorte les fidèles à agir toujours avec justice, y compris avec leurs ennemis. Aucun musulman ne peut spontanément prendre une décision en se basant sur des faits antérieurs, par exemple si cette même personne lui avait fait du tort ou l’avait laissé dans une situation critique auparavant, ou parce que c’est un ennemi personnel. Si les protagonistes sont réellement coupables, le musulman doit agir avec bonté et leur exposer la probité ordonnée par Dieu.

Dieu a révélé les commandements suivants aux croyants:

Dieu ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Dieu aime les justes. (Coran, 60: 8)

Il les a informés quant au genre de relations qu’ils doivent entretenir avec les autres communautés. Ces versets sont les bases réelles du regard que doit porter le musulman sur toutes les autres communautés. L’attitude que doit avoir un musulman envers les autres, ne dépend pas du caractère de ses interlocuteurs mais des messages du Coran. Leur détermination dans cet objectif est révélée en ces termes:

Parmi ceux que Nous avons créés, il y a une communauté qui guide selon la vérité et par celle-ci exerce la justice. (Coran 7: 181)

Voilà d’autres versets du Coran qui traitent de la justice:

Certes, Dieu vous commande de rendre les dépôts à leurs ayants droit, et quand vous jugez entre des gens, de juger avec équité. Quelle bonne exhortation que Dieu vous fait! Dieu est, en vérité, Celui qui entend et qui voit tout. (Coran, 4: 58)

Dis: "Mon Seigneur a commandé l'équité. Que votre prosternation soit exclusivement pour Lui. Et invoquez-Le, sincères dans votre culte. De même qu'Il vous a créés, vous retournez à Lui. (Coran, 7: 29)

Certes, Dieu commande l'équité, la bienfaisance et l'assistance aux proches. Et Il interdit la turpitude, l'acte répréhensible et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez (Coran, 16: 90)

Il est établi dans le Coran que lorsqu’on juge une personne, on ne doit accorder aucune importance ni à sa religion, ni à sa race, ni à son sexe. En effet, l’Islam soutient l’égalité des sexes et des races. Notre Prophète (pbsl) a dit: "Tous les hommes descendent du Prophète Adam, et le Prophète Adam provient de la terre." (Ibn Mace, Menassik, p. 84) Il voulait ainsi souligner qu’il n’existe aucune différence entre les races. Des qualités telles que la couleur de peau, le statut social, les richesses matérielles, ne confèrent de supériorité à personne.

Partout dans le monde, des personnes sont maltraitées à cause de leur race, de leur langue ou de la couleur de leur peau. Cependant d’après le Coran, si Dieu a créé des différents tribus et peuples, c’est parce qu’ils doivent apprendre à se connaître. Toutes les tribus et nations sont les serviteurs de Dieu, et doivent chercher à se rapprocher les unes des autres et apprendre leurs différences culturelles, que ce soit la langue, les coutumes, les talents. L’un des objectifs de l’existence de ces différentes nations et races c’est la richesse culturelle, et non les guerres et les conflits. Tous les véritables croyants sont conscients que seule la piété élève au rang supérieur, autrement dit la crainte et la confiance absolue en Dieu. Comme le dit Dieu dans le Coran:

Ô hommes! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entreconnaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux. Dieu est certes Omniscient et Grand-Connaisseur. (Coran, 49: 13)

Dans un autre verset nous pouvons lire ceci:

Et parmi Ses signes la création des cieux et de la terre et la variété de vos idiomes et de vos couleurs. Il y a en cela des preuves pour les savants. (Coran, 30: 22)

Lorsque nous étudions l’histoire de l’Islam, nous trouvons de nombreux exemples où les croyants agissaient avec une grande justice envers les autres races. L’Islam s’est développé à une vitesse incroyable sur un territoire immense, englobant l’Afrique, l’Asie, et l’Europe. C’est ainsi qu’une grande partie du monde connut la beauté de la morale musulmane par le biais des conquêtes. Toutes les races, les nations, les structures sociales et toutes les régions ont été touchées par l’Islam qui a rassemblé des millions de gens et les a liés avec un sentiment de fraternité que le monde n’avait jamais connu auparavant.

Le Professeur Hamilton Alexander Rossken Gibb est l’un des plus éminents islamologues du monde. Dans son livre Whither Islam (Où va l’Islam?) il décrit le point de vue de l’Islam sur les autres races:

Aucune autre société n’a rencontré autant de succès en rassemblant autant de races différentes sous le même statut, avec les mêmes opportunités, et les mêmes efforts … L’Islam a toujours la capacité de réconcilier des éléments raciaux et traditionnels qui semblent irréconciliables. Si jamais les oppositions des grandes sociétés orientales et occidentales devaient être remplacées par la coopération, l’Islam en tant que médiateur est indispensable. (H.A.R. Gibb, Whither Islam, London, 1932, p. 379. http://bama.ua.edu/~msa/islam.html)

La moralité musulmane a pour objectif de construire une société sur les bases de la fraternité, de la paix, de la liberté et de la sécurité. C’est pour cela que toutes les communautés qui ont côtoyé l’Islam ont abandonné leurs attitudes répressives, cruelles et agressives, et ont bâti à la place une société fondée sur la paix. De nombreux historiens occidentaux ont révélé ces faits dans leurs ouvrages et ont constaté combien l’Islam a affecté, et cela de façon positive et en profondeur, les peuples qui l’ont approché. Dans son livre The Making of Humanity (La création de l’humanité), le Professeur Robert Briffault expose la relation que la société occidentale entretenait avec l’Islam:

Les idées qui ont inspiré la Révolution Française, la Déclaration des Droits de l’Homme, qui ont aidé à la rédaction de la Constitution Américaine et qui ont enflammé cette bataille pour l’indépendance de l’Amérique Latine (et partout ailleurs) ne sont pas une invention de l’Occident. Elles trouvent leur ultime inspiration et leurs sources dans le Saint Coran.

(Prof. Robert Briffault, The Making of Humanity, http://www.tolueislam.com/Bazm/Shahid/SM_012.htm)

Les vérités exprimées dans les extraits ci-dessus nous indiquent comment la moralité musulmane a enseigné aux gens la paix, la tolérance, la justice au cours des siècles. De nos jours nous recherchons tous un tel modèle, et il n’y a pas de raison qu’une telle culture n’émerge pas à nouveau. Ce qui est indispensable à l’être humain c’est de vouloir vivre avec la moralité du Coran, elle doit se vivre individuellement avant que chacun s’attelle à la faire connaître aux autres. Lorsque les préceptes du Coran commencent à être appliqués, chacun, du plus modeste au plus aisé, ressentira de la tolérance, de l’amour, du respect, et de l’indulgence; ainsi la société entière sera apaisée.

Les musulmans utilisent des mots bienveillants afin d’inviter l’humanité aux principes de l’Islam

Chaque musulman a le devoir d’inviter les autres aux principes de l’Islam et de leur parler de l’existence de Dieu et des preuves de Sa création. Dieu Lui-même a révélé cette responsabilité dans l’un des versets: Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien et ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Ce seront eux qui réussiront. (Coran, 3: 104) Il a également révélé la manière idéale d’inviter à Ses principes:

Par la sagesse et la bonne exhortation appelle au sentier de ton Seigneur, et discute avec eux de la meilleure façon. Ton Seigneur connaît le mieux celui qui s’égare de Son sentier. Et c’est Lui qui connaît le mieux ceux qui sont guidés. (Coran, 16: 125)

Une parole agréable et juste, et un pardon valent mieux qu’une aumône suivie de paroles insultantes. Toutes les richesses appartiennent à Dieu, et Il est indulgent. (Coran, 2: 263)

Les véritables croyants sont conscients de cette responsabilité décrite ainsi dans le verset: "Ils croient en Dieu et au Jour Dernier, ils ordonnent le convenable et interdisent le blâmable et concourent aux bonnes œuvres. Ceux-là sont parmi les gens de bien." (Coran, 3: 114) Dès lors ils invitent les personnes qui les entourent, leurs amis, leurs parents, leurs proches et toutes autres personnes qu’ils peuvent approcher à croire en Dieu, à Le craindre et à adopter une moralité irréprochable. Cette belle description du musulman est ainsi révélée dans le verset qui suit:

Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable et interdisent le blâmable, accomplissent la salat et acquittent la zakat, et ils obéissent à Dieu et à Son messager. Voilà ceux auxquels Dieu fera miséricorde. Dieu est Tout Puissant et le Plus Sage. (Coran, 9: 71)

Ce verset est explicite quant à la responsabilité des croyants qui se doivent – tout au long de leur vie sur cette terre – expliquer l’honnêteté aux autres et être eux-mêmes des modèles d’intégrité, ils doivent recommander les bonnes actions et conseiller leur entourage afin qu’ils s’éloignent du mal. Dieu recommande aux croyants de s’exprimer avec de bonnes paroles: "Et dis à Mes serviteurs d’exprimer les meilleures paroles, car le diable sème la discorde parmi eux. Le diable est certes pour l’homme un ennemi déclaré." (Coran, 17: 53) Les bonnes et mauvaises paroles sont ainsi décrites dans une métaphore de la sourate Ibrahim:

N’as-tu pas vu comment Dieu propose en parabole une bonne parole pareille à un bel arbre dont la racine est ferme et la ramure s’élançant dans le ciel? Il donne à tout instant ses fruits, par la grâce de son Seigneur. Dieu propose des paraboles à l’intention des gens afin qu’ils s’exhortent. Et une mauvaise parole est pareille à un mauvais arbre déraciné de la surface de la terre et qui n’a point de stabilité. Dieu affermit les croyants par une parole ferme, dans la vie présente et dans l’au-delà. Tandis qu’Il égare les injustes. Et Dieu fait ce qu’Il veut. (Coran, 14: 24-27)

Il est clairement dit que celui qui souhaite vivre une vie vertueuse doit encourager les autres à en faire autant, que celui qui désire le règne du bien doit travailler pour le propager, que celui qui aimerait voir les gens agir en fonction de leur bonne conscience doit les encourager sur cette voie, que celui qui s’oppose à la cruauté doit prévenir ceux qui s’engagent dans la violence, en bref quiconque souhaite que la moralité règne doit appeler les autres à la respecter. Cependant, il est très important de se souvenir qu’en lançant cette invitation, seul Dieu inspire à tout être de devenir musulman, et nous fait dire les bonnes paroles qui permettent de toucher les cœurs. Dieu a révélé que notre Prophète (pbsl) a toujours traité les gens avec bienveillance, cela était dû à son noble caractère et à son exceptionnelle moralité et Il a recommandé à l’humanité entière de le prendre pour modèle.

L’Islam enjoint la solidarité et la coopération entre les peuples

Dieu a enjoint ceci dans le Coran:

Ô les croyants! Ne profanez ni les rites du pèlerinage de Dieu, ni le mois sacré, ne les animaux du sacrifice, ni les guirlandes, ni ceux qui se dirigent vers la Maison sacrée cherchant de leur Seigneur grâce et agrément. Une fois désacralisés, vous êtes libres de chasser. Ne laissez pas la haine pour un peuple qui vous a obstrué la route vers la Mosquée sacrée vous inciter à transgresser. Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes œuvres et de la piété. Ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. Craignez Dieu, Dieu est dur en punition. (Coran, 5: 2)

Ce verset dit explicitement que les croyants ne luttent que pour le bien. Ils croient fermement en ces paroles de Dieu: … de tout ce que vous faites de bien, Dieu en est omniscient. (Coran, 4: 127) et n’oublient jamais qu’ils seront récompensés par Dieu pour tout ce qu’ils auront accompli. Dieu révèle qu’une entraide satisfaisante doit se faire dans le cadre "du bien et de la piété". Dans le Coran, le sens de la bonté est également explicité:

La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant. Mais la bonté pieuse est de croire en Dieu, au Jour Dernier, aux Anges, au Livre et aux Prophètes, et de donner son bien quelqu’amour qu’on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l’aide et pour délier les jougs, d’accomplir la salat et d’acquitter la zakat. Ceux qui remplissent leurs engagements lorsqu’ils se sont engagés, ceux qui sont endurants dans la misère, la maladie et quand les combats font rage, les voilà les véridiques et les voilà les vrais pieux. (Coran, 2: 177)

L’amour, la miséricorde, la coopération, le don de soi, la tolérance et le pardon, voilà les plus importantes qualités acquises par le biais de l’Islam.

La véritable bonté est donc plutôt différente de celle perçue généralement dans nos sociétés. Les personnes qui n’appliquent pas la moralité du Coran, considèrent les bonnes actions comme des actes de secours conférés à une autre personne, comme une faveur qu’on accorde lorsqu’on en a l’envie. Les bonnes actions de ce genre se limitent en général à donner une pièce à un mendiant dans la rue, céder son siège à une personne âgée dans le bus.

Comme nous avons pu le constater dans le verset cité plus haut, la bonté décrite dans le Coran est un concept qui régit la vie entière du croyant, et est une obligation qui doit être remplie tout au long de sa vie, et pas seulement lorsque l’envie ou le souvenir de faire une bonne action se présente à lui. Le musulman est un serviteur qui détient l’authentique sincérité, qui vient au secours des démunis et des nécessiteux, même lorsque lui-même se trouve dans le besoin, en leur donnant jusqu’aux choses qu’il affectionne (Coran: 76: 8), parce qu'il y a un droit aux mendiants et aux pauvres dans leurs biens (Coran, 51: 19). Dieu a révélé qu’il incombe à tout musulman de prêter assistance, d’aider son prochain, et de faire de bonnes actions. Lorsqu’un musulman vient à l’aide d’une personne il le fait sans condition aucune. Un croyant est prêt à faire n’importe quel sacrifice afin d’encourager les autres à faire le bien tout comme il doit le faire lui-même. Il n’attend rien en retour, il désire uniquement gagner la satisfaction de Dieu. Dieu décrit ainsi un tel comportement de la part des croyants:

C’est pour le visage de Dieu que nous vous nourrissons: nous ne voulons de vous ni récompense ni gratitude. Nous redoutons, de notre Seigneur, un jour terrible et catastrophique. (Coran, 76: 9-10)

Le musulman sait que Dieu est le Seigneur de la justice infinie, et il se souvient sans cesse que son bon comportement lui vaudra d’être récompensé dans l’au-delà à la mesure de ses actions. Il n’oublie pas non plus que la vie ici-bas est uniquement transitoire et que sa véritable résidence se trouve auprès de Dieu. C’est parce que Dieu nous rappelle cette inéluctable fin, et demande à tous d’agir de manière à gagner Son agrément.

Et nous n'avons créé les cieux et la terre, et ce qui est entre eux, que pour une juste raison. Et l’Heure [sans aucun doute] arrivera, alors pardonne donc d’un beau pardon. (Coran, 15: 85)

Adorez Dieu et ne Lui donnez aucun associé. Assignez avec bonté envers vos père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le collègue et le voyageur, et les esclaves en votre possession. Dieu en vérité n’aime pas le présomptueux ou l’arrogant. (Coran, 4: 36)

La récompense qu’obtiendront ceux qui se comportent agréablement est révélée en ces termes dans les versets, et est une grande nouvelle pour toute l’humanité:

Ceux qui croient et font de bonnes œuvres, Nous ne laissons pas perdre la récompense de celui qui fait du bien. (Coran, 18: 30)

Lorsqu’on demandera à ceux qui étaient pieux: "Qu’a fait descendre votre Seigneur?" Ils diront: "Un bien!" Ceux qui font de bonnes œuvres auront un bien ici-bas, mais la demeure de l’au-delà est certes meilleure. Combien merveilleuse sera la demeure des pieux. Les jardins du paradis, où ils entreront et sous lesquels coulent les ruisseaux, ils auront là ce qu’ils voudront. C’est ainsi que Dieu récompense les pieux. (Coran, 16: 30-31)

L’Islam nous enjoint de faire le bien et d’éviter le mal

Ô vous qui croyez! Si vous craignez Dieu, Il vous accordera la faculté de discerner (le mal du bien), et vous effacera les mauvaises actions et vous pardonnera. Dieu est nul doute le Détenteur de l’immense grâce. (Coran, 8: 29)

Les musulmans sont tout à fait conscients de ce qui est bien et mal comme il est explicité dans le Coran, et passent leur vie entière à mettre en pratique cette connaissance. Cependant ils portent sur leurs épaules une autre responsabilité d’une grande importance, en effet ils doivent inviter tout le monde à voir la vérité et à éviter le mal, et à appliquer la moralité du Coran. C’est pour cela que les croyants passent leur vie entière à répéter à ceux qui les entourent la différence entre le bien et le mal. Dieu a ordonné ceci aux croyants: Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront. (Coran, 3: 104)

De plus dans le Coran Dieu souligne que ceux qui se conforment à Sa volonté sont de loin meilleurs que les autres:

Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Dieu. Si les gens du Livre croyaient ce serait meilleur pour eux. Il y en a qui ont la foi, mais la plupart d’entre eux sont des pervers. (Coran, 3: 110)

L’Islam nous ordonne de protéger les pauvres, les orphelins, les démunis et d’être bienveillant avec les autres.

Les croyants n’accomplissent pas uniquement ce devoir coranique à l’égard de ceux qui ignorent la différence entre le bien et le mal, et qui n’ont aucune connaissance religieuse, mais également à l’égard des croyants mêmes. En effet les gens ne commettent pas uniquement des méfaits par ignorance mais parfois par oubli, par erreur, et parfois aussi à cause de leurs désirs terrestres. Ceci étant le cas, les croyants encouragent à faire du bien et préviennent tout mauvais agissement en se rappelant les uns aux autres les commandements du Coran. Ils se rappellent entre eux que, seuls mériteront le paradis, ceux qui auront fait le bien et auront accompli avec dévotion leurs obligations religieuses dans ce monde. Que ceux qui n’ont pu s’empêcher de pécher subiront les tourments de l’enfer. Cette formidable responsabilité signifie que jamais ils ne ressentent de la lassitude ou du découragement, et ils continuent d’avertir les autres, avec de l’amour et de la compassion, quelles que soient les erreurs qu’ils ont pu commettre. Cela est dû au fait que dans de nombreux versets Dieu révèle qu’Il aime les patients, et demande à Ses fidèles d’être patients lorsqu’ils appliquent la moralité du Coran. Voilà les termes qu’Il utilise dans Ses versets:

Ô les croyants! Cherchez secours dans l’endurance et la salat. Dieu est avec ceux qui sont endurants. (Coran, 2: 153)

Sauf ceux qui sont endurants et font de bonnes œuvres. Ceux-là obtiendront le pardon et une grosse récompense. (Coran, 11: 11)

L’Islam nous ordonne de rendre le mal par le bien

La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse le mal par ce qui est meilleur, et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux. (Coran, 41: 34)

Repousse le mal par ce qui est meilleur. Nous savons très bien ce qu’ils décrivent. (Coran, 23: 96)

Comme nous pouvons le constater par ces versets, Dieu a promis aux croyants qu’aussi longtemps qu’ils adopteraient une attitude agréable, face à des personnes qui sont dans l’erreur, ils seront assurés d’avoir des résultats positifs. Il est même souligné que même si on a affaire à un ennemi, le croyant peut établir une amitié chaleureuse avec lui. Dans la façon de concevoir la compassion il est indispensable d’assimiler la notion de répondre au mal par le bien. Lorsqu’il remarque qu’une personne se comporte de telle façon qu’elle déplaît à Dieu, le croyant doit avant tout visualiser les conséquences que devra subir cette personne dans l’au-delà, puis il doit l’approcher avec tolérance et humilité, évitant de s’enorgueillir.

Les croyants peuvent rencontrer différents types de personnalité au cours de leur vie. Malgré cela ils ne doivent pas changer leur vision de la moralité en fonction de l’attitude des gens qu’ils rencontrent. Les autres peuvent railler ou utiliser des termes déplaisants, ils peuvent se mettre colériques ou même violents. Cependant le véritable croyant restera poli, humble et complaisant. Il ne répondra pas aux injures par d’autres injures. Il ne se moquera pas de celui qui se moque de lui, ni fera face à la colère par la colère. Il sera patient et indulgent. Lorsqu’il affrontera des propos insultants, par son bon comportement il symbolisera la bonne moralité, tandis que sa gentillesse inaltérable rendra tout honteux l’autre. Ainsi est la moralité que notre Prophète (pbsl) nous a recommandée. Dans l’un des hadiths il dit: "Soyez indulgents, afin que les autres vous montrent de l’indulgence." (Ahmad) Dans un autre hadith, il s’exprime en ces termes aux croyants: "Aucun d’entre vous ne doit appartenir à cette catégorie de personnes faibles qui dit ‘J’accompagne d’autres personnes. Si les autres se comportent bien, alors moi aussi. Si les autres se comportent mal, alors moi aussi.’ Au contraire vous devez contrôler vos passions pour faire du bien si les autres en font, et pour ne pas vous comporter injustement si les autres agissent mal." (Tirmidhi).

Dans le Coran, Dieu a demandé à notre Prophète (pbsl) de pardonner la trahison de certains enfants d’Israël:

… ils oublient une partie de ce qui leur a été rappelé. Tu ne cesseras de découvrir leur trahison, sauf d’un petit nombre d’entre eux. Pardonne-leur donc et oublie. Dieu aime les bienfaisants. (Coran, 5: 13)

Dans ce verset donc, Dieu ordonne à notre Prophète (pbsl) d’être clément, même face à la trahison de certains membres des enfants d’Israël. On ne doit pas non plus oublier que la piètre moralité d’une quelconque personne ne peut en aucun cas justifier sa propre mauvaise conduite. Chaque individu est seul responsable de ses actions devant Dieu. Mieux, face à quelqu’un qui a une mauvaise attitude, rester bon, aimant et de grande moralité est, selon le Coran, le signe qu’on est d’une moralité supérieure. En effet cela révèle le degré de dévotion du croyant pour Dieu. Un verset nous révèle quelle sera la récompense d’une telle attitude:

A ceux qui agissent en bien est réservée la meilleure récompense et même davantage! Nulle fumée noircissante, nul avilissement ne couvriront leurs visages. Ceux-là sont les gens du paradis où ils demeureront éternellement. (Coran, 10: 26)

L’Islam ordonne aux croyants d’être toujours indulgents

L’un des signes majeurs de la bienveillance est la capacité à pardonner. Voici comment Dieu, dans le Coran, appelle Ses serviteurs à montrer de la clémence:

Accepte ce qu’on t’offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants. (Coran, 7: 199)

Certaines personnes peuvent trouver cela difficile à appliquer, mais c’est une attitude qui sera récompensée aux yeux de Dieu. On peut se laisser gagner par la colère et refuser de pardonner une erreur. Mais Dieu a révélé aux croyants qu’il est meilleur de pardonner, et Il leur a recommandé cette moralité:

La sanction d’une mauvaise action est une mauvaise action identique. Mais quiconque pardonne et réforme, son salaire incombe à Dieu. (Coran, 42: 40)

Dans un autre verset de cette même sourate, Dieu révèle que "celui qui endure et pardonne, cela en vérité, fait partie des bonnes dispositions et de la résolution dans les affaires" (Coran, 42: 43) et souligne là que c’est une forme de moralité très supérieure. Dans les mots "que les détenteurs de richesses et d’aisance parmi vous ne jurent pas de ne plus faire de dons aux proches, aux pauvres, et à ceux qui émigrent dans le sentier de Dieu. Qu’ils pardonnent et absolvent. N’aimez-vous pas que Dieu vous pardonne? Dieu est Pardonneur et Miséricordieux" (Coran, 24: 22), Dieu encourage les croyants à tenir compte de leur propre situation lorsqu’il s’agit de pardonner. Parce que chacun souhaite le pardon, la protection et la miséricorde de Dieu pour lui-même. De la même façon nous espérons être pardonnés par les autres dans le cas où nous commettrions une erreur. Dieu a ainsi ordonné au croyant de traiter son prochain comme il voudrait que celui-ci le traite dans le cas contraire. C’est une énorme responsabilité, qui encourage les croyants à être indulgents les uns envers les autres. Notre Prophète (pbsl) a incité les croyants à pardonner en ces termes: "Dieu a toujours élevé aux rangs les plus importants tout homme qui a su pardonner l’injustice et la cruauté." (Ahmad)

Parce que les croyants savent qu’eux-mêmes ne sont jamais à l’abri des erreurs, ils se montrent indulgents avec les autres, car les versets du Coran qui traitent du repentir montrent clairement que ce qui est essentiel ce n’est pas de ne pas commettre une faute mais plutôt la détermination à ne plus la refaire, dès lors qu’on est conscient d’avoir fauté:

Dieu accueille seulement le repentir de ceux qui font le mal par ignorance et qui aussitôt se repentent. Voilà ceux de qui Dieu accueille le repentir. Dieu est Omniscient et Sage. (Coran, 4: 17)

En prenant en compte ces conditions qui mettent en évidence la sincérité de tout individu, les croyants sont indulgents et bienveillants avec autrui. Si une personne commet un péché et se repent sincèrement par la suite, alors nul n’a le droit de juger pour les méfaits commis avant. De plus, même si les croyants ont absolument raison et que les autres ont totalement tort, ils n’ont alors aucun scrupule à pardonner. Car Dieu recommande une telle attitude afin d’être un exemple de droiture:

[Les pieux] qui dépensent dans l’aisance et dans l’adversité, qui dominent leur rage et pardonnent à autrui – car Dieu aime les bienfaisants – (Coran, 3: 134)

Lorsqu’il s’agit de pardon, les croyants ne différencient pas les petites erreurs des grandes, et ne mesurent pas la taille du pardon en fonction de la faute. Quelqu’un peut avoir commis une erreur qui peut avoir causé la mort d’une personne, ou une grande perte financière, provoquant alors de sévères dégâts chez autrui. Malgré tout, le croyant sait que tout est la volonté de Dieu et que rien ne se fait sans Sa permission, et que les évènements relèvent de Son destin, et par conséquent ils s’en remettent à Dieu dans de tels cas; ils ne ressentent aucune colère personnelle.

Prenons le cas d’une personne qui a transgressé la loi coranique et dépassé les limites instaurées par Dieu. Même dans ce cas, seul Dieu peut juger le comportement de cette personne. Cela signifie que le croyant n’a jamais à juger ou à refuser le pardon pour qui que ce soit et quelle que soit l’affaire. Si une personne est sincèrement désolée et repentante, seul Dieu la rétribuera. En fait Dieu a révélé dans de nombreux versets qu’Il pardonnera toutes les erreurs de Ses croyants, s’ils se repentent sincèrement, qu’à l’exception de ceux qui Lui auront associé des partenaires. Parce que les croyants ne peuvent savoir cela, ils ne font que pardonner, tel que Dieu leur a demandé, et si le Coran considère un sujet particulier, alors, éclairés par ces versets, les croyants traitent celui qui a commis une erreur en fonction de ce qui leur a été révélé.

L’Islam exige des êtres humains un comportement bienveillant

Dieu éprouve une tendresse infinie pour les croyants; Il est clément, protecteur et bon. Il est le Bienveillant et le Miséricordieux, qui a mis à la disposition de l’homme toutes les grâces de l’univers, Il l’a soutenu en lui envoyant des messagers qui lui ont révélé le droit chemin. Il destine tous les hommes à être Ses sincères serviteurs, au moyen de Ses révélations, lesquelles sont individuellement des guides de cette juste voie. Notre Seigneur est al-Halim (le Très Clément), al-Adl (l’Equitable), al-Afuww (l’Indulgent), al-Barr (le Bienfaisant), al-Ghaffar (le Tout-Pardonnant), al-Hafiz (Celui qui garde), al-Karim (le Tout-Généreux), al-Latif (le Subtil-Bienveillant), ar-Ra'uf (le Très-Bienveillant, à la miséricorde extrême), at-Tawwâb (Celui qui accepte le repentir), et al-Wahhab (Celui qui donne toute subsistance sans attendre de retour).

Les croyants sont conscients qu’ils sont sous la protection de Dieu, et qu’Il les entoure de Sa bonté infinie et Sa compassion. C’est pour cette raison qu’ils ont tant envie de devenir ce serviteur qui Lui plait, et de mériter Son paradis et Sa miséricorde. Comme nous l’avons constaté auparavant, l’une des qualités qui distingue les croyants est le fait qu’ils sont emplis d’amour et de compassion. Un musulman est également un être qui se comporte avec une grande courtoisie et traite les gens avec bienveillance. La nature bienveillante de notre Prophète (pbsl), est un exemple que Dieu a donné à tous Ses croyants:

C’est par quelque miséricorde de la part de Dieu, que tu as été si doux envers eux. Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. Pardonne-leur donc, et implore pour eux le pardon, et consulte-les à propos des affaires. Puis une fois que tu t’es décidé confie-toi à Dieu. Dieu aime ceux qui Lui font confiance. (Coran, 3: 159)

Ce verset nous rappelle combien le caractère bienveillant de notre Prophète (pbsl) a positivement influencé les gens, et que cela a servi à les rendre encore plus loyaux à son égard. D’autres prophètes bien aimés sont cités dans le Coran comme exemple pour leur caractère bienveillant. L’un d’entre eux étaient Chuaïb, qui fut envoyé au peuple de Madyan. Un verset narre comment les gens l’accueillirent: "… Tu es sans aucun doute l’indulgent, le bien-guidé." (Coran, 11: 87) Le Prophète Abraham est aussi, pour tous, un modèle de moralité supérieure. Dans le Coran Dieu nous le décrit comme étant sensible, bon, et plein d’amour. Voici le verset en question:

Abraham ne demanda pardon en faveur de son père, qu’à cause d’une promesse qu’il lui avait faite. Mais dès qu’il apparut clairement qu’il était un ennemi de Dieu, il le désavoua. Abraham était plein de sollicitude et indulgent (Coran, 9: 114)

Abraham était longanime, implorant et repentant (Coran, 11: 75). Dieu a ordonné aux croyants de toujours se comporter de la meilleure des manières, de parler avec douceur, et d’être agréables avec les autres. Les envoyés de Dieu se comportent comme Il leur a commandé, et ne font aucune concession sur leur bonne moralité. Par exemple, Dieu a appelé en ces termes Moïse, qui est allé au devant de l’un des plus odieux et cruels souverains de tous les temps: le Pharaon.

Pars toi et ton frère, avec Mes prodiges, et ne négligez point de M’invoquer. Allez vers Pharaon: il s’est vraiment rebellé. Mais parlez-lui gentiment, peut-être se rappellera-t-il ou Me craindra-t-il. (Coran, 20: 42-44)

Les versets cités ci-dessus sont un rappel important pour l’humanité. Il est du devoir de chacun de vivre pleinement et intégralement la moralité révélée par le Coran, et d’adopter celle des prophètes. Le Coran suggère et définit l’homme modèle. C’est celui qui est très proche de toutes les créatures de Dieu, qui exprime son amour de la meilleure des façons, ouvert aux compromis et à la tolérance, celui qui ne parle jamais durement même dans les circonstances les plus éprouvantes, qui fait des sacrifices avec joie et de plein gré. C’est celui qui cherche et désire toujours le meilleur pour les autres, qui met de coté ses intérêts personnels, qui souhaite pour les autres ce qu’il souhaite pour lui-même, toujours prêt à offrir son aide en cas de besoin, et qui refuse toute forme de méchanceté. C’est là sans aucun doute, et précisément le modèle de personnalité que l’humanité recherche.

L’Islam soutient la liberté des cultes.

Lorsqu’il s’agit d’évoquer la croyance, l’Islam offre la liberté totale, et cela dans un langage on ne peut plus clair. Tel a été toujours le cas, depuis les premiers temps de la révélation de l’Islam jusqu’à nos jours. Cela fait parties des fondements de la moralité musulmane. Les versets à ce sujet sont sans équivoque:

Nulle contrainte en religion! Le bon chemin s’est distingué de l’égarement. Donc, quiconque mécroit au rebelle tandis qu'il croit en Dieu saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Dieu est Audient et Omniscient. (Coran, 2: 256)

Selon la moralité de l’Islam, chacun est libre de choisir sa croyance, et personne ne peut forcer qui que ce soit. Le musulman se doit de parler d’Islam et d’expliquer l’existence de Dieu, de dire que le Coran est le livre de Sa révélation, que le Prophète Mohammad (pbsl) était Son représentant; il doit évoquer l’au-delà, le Jour du Jugement, et les beautés de la moralité musulmane. Toutefois son rôle se limite à expliquer la religion. Dans un des versets, Dieu informe notre Prophète qu’il est seulement un messager:

Par la sagesse et la bonne exhortation appelle au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. Ton Seigneur connaît le mieux celui qui s’égare de Son sentier. Et c’est Lui qui connaît le mieux ceux qui sont bien guidés. (Coran, 16: 125)

D’après la moralité de l’Islam, on est libre de choisir
la croyance qu’on veut.

Un autre verset fait état de ceci: "Dis 'La vérité émane de votre Seigneur; quiconque le veut qu’il croie, et quiconque le veut qu’il mécroie.' …" (Coran, 18: 29) Et notre Seigneur appelle le Prophète en ces termes: "Il se peut que tu te consumes de chagrin parce qu’ils ne sont pas croyants!" (Coran, 26: 3) Dieu rappelle également au Prophète ceci: "Nous savons mieux ce qu’ils disent. Tu n’as pas pour mission d’exercer sur eux une contrainte. Donc, rappelle par le Coran celui qui craint Ma menace." (Coran, 50: 45)

Lorsqu’on explique à une personne ce qu’est l’Islam, le droit chemin révélé par Dieu, celle-ci croit de son plein gré, et prend sa décision sans aucune pression de la part de qui que ce soit. Les gens sont libres de faire le bon ou mauvais choix. S’ils font le mauvais choix, ils en assumeront les conséquences dans l’au-delà. Concernant ce sujet, les versets du Coran sont très clairs et sont un rappel:

Si ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient cru. Est- ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants? (Coran, 10: 99)

Prenons l’exemple de deux personnes: l’une vient à la foi immédiatement après qu’un croyant lui a expliqué les choses, tandis que l’autre se moque et prend un ton agressif. La première personne peut user de sa conscience et décider de passer le restant de sa vie à vouloir plaire à Dieu, tandis que la seconde peut faire ce que les négateurs firent et répondre de façon insultante à des paroles agréables. Cependant ce déni ne fera en aucun cas désespérer ou souffrir la personne qui l’a invité sur le droit chemin. Dieu assure ceci dans un verset:

Mais la plupart des gens ne sont pas croyants malgré ton désir ardent. Tu ne leur demandes aucun salaire pour cela. Ce n’est là qu’un rappel adressé à l’univers. (Coran, 12: 103-104)

Il est important de relever ici le fait que quelle que soit la réaction de l’autre, la personne qui invite à se conformer au Coran doit persévérer à montrer le genre de moralité qui plait à Dieu, elle doit refuser de faire une quelconque concession là dessus, et s’en remettre à Dieu. Dans ces mots: Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre, sauf ceux d'entre eux qui sont injustes. Et dites: "Nous croyons en ce qu'on a fait descendre vers nous et descendre vers vous, tandis que notre Dieu et votre Dieu est le même, et c'est à Lui que nous nous soumettons." (Coran, 29: 46), Dieu nous dit comment Sa religion doit être expliquée: de la meilleure des façons.

Nous ne devons pas oublier que chaque événement, qu’il soit petit ou grand, intègre une place dans la lumière du destin crée par Dieu, et c’est Lui qui montre le droit chemin à toute personne qui est invitée à croire en Lui. C’est pour cette raison que les croyants ne ressentent aucun tourment devant le comportement de ceux qui refusent de croire en Lui. Des exemples sont cités dans le Coran. Dans le verset: "Tu vas peut-être te consumer de chagrin parce qu'ils se détournent de toi et ne croient pas en ce discours!" (Coran, 18: 6), Dieu dit au Prophète de ne pas se tourmenter lorsque ceux qu’il appelle à croire, refusent de le faire. Dans un autre verset il est dit: "Tu ne diriges pas celui que tu aimes: mais c'est Dieu qui guide qui Il veut. Il connaît mieux cependant les bien-guidés." (Coran, 28: 56) Cela signifie que l’invitation qu’on lance, les mots agréables ainsi que tous les détails qu’on peut donner ne pourront avoir d’effet que si telle est la volonté de Dieu.

La seule responsabilité du croyant est d’appeler les gens à croire au Coran. Il n’est en rien concerné ni par le refus des athées à abandonner leurs habitudes, ni par la façon qu’ils ont de se jeter eux-mêmes dans les tourments de l’enfer. Notre Seigneur a dit à notre Prophète (pbsl) la même chose:

Certes, Nous t'avons envoyé avec la vérité, en annonciateur et avertisseur. On ne te demande pas compte des gens de l'Enfer. (Coran, 2: 119)

Dieu a donné à l’homme la raison et la conscience. Les messagers et les livres divins qui leur ont été révélés leur ont montré le droit chemin, et c’est pour cela que les gens sont responsables de leur propre choix. On ne peut vivre la moralité islamique que si on est sincèrement décidé à l’appliquer, en s’en remettant à Dieu, et en écoutant sa conscience, qui nous exhorte toujours à faire ce qui est juste. Obliger quelqu’un à croire c’est transgresser la moralité de l’Islam. En effet ce qui importe vraiment c’est lorsque l’individu décide de se soumettre d’elle-même à Dieu, avec son cœur, et une foi sincère. Si un système contraint la population à croire et à avoir la foi, alors ces gens deviennent religieux uniquement par crainte du système. Sur le plan religieux, on ne peut tolérer qu’une seule chose: vivre dans un environnement où la conscience est absolument libre de ses choix. C’est ce que Dieu a révélé au Prophète (pbsl):

Eh bien, rappelle! Tu n'es qu'un rappeleur et tu n'es pas un dominateur sur eux. Sauf celui qui tourne le dos et ne croit pas, alors Dieu le châtiera du plus grand châtiment. Vers Nous est leur retour. Ensuite, c'est à Nous de leur demander compte. (Coran, 88: 21-26)

Comme nous l’avons souligné plus haut, l’Islam permet à chacun de faire ses propres choix concernant la religion, et il ordonne de respecter les autres religions. Même si quelqu’un décide de croire en ce qui est défini comme une superstition dans le Coran, il a toujours le droit de vivre en paix et en sécurité dans des pays musulmans, et il peut en toute liberté accomplir ses obligations religieuses. Dieu avait ordonné à notre Prophète de dire à ceux qui L’ignoraient:

Je n'adore pas ce que vous adorez. Et vous n'êtes pas adorateurs de ce que j'adore. Je ne suis pas adorateur de ce que vous adorez. Et vous n'êtes pas adorateurs de ce que j'adore. A vous votre religion, et à moi ma religion. (Coran, 109: 2-6)

Selon la moralité de l’Islam, chacun est libre de faire ce que sa propre croyance lui impose. Nul ne peut empêcher qui que ce soit à accomplir ces devoirs religieux, ni obliger qui que ce soit à adorer à sa manière. C’est violer les principes de la moralité de l’Islam, et inacceptable par Dieu. Lorsque nous étudions l’histoire de l’Islam, on y voit émerger un modèle de société dans laquelle chacun est libre d’adorer et d’accomplir les obligations en fonction de la particularité de la croyance choisie. C’est ainsi que les monastères, les églises, les synagogues et les lieux de cultes des Gens du Livre sont décrits dans le Coran comme étant sous la protection de Dieu:

… Si Dieu ne repoussait pas les gens les uns par les autres, les ermitages seraient démolis, ainsi que les églises, les synagogues et les mosquées où le nom de Dieu est beaucoup invoqué. Dieu soutient, certes, ceux qui soutiennent (Sa religion). Dieu est assurément Fort et Puissant. (Coran, 22: 40)

Nombreux sont les exemples de ce genre dans la vie de notre Prophète (pbsl). Le Prophète dit aux chrétiens qui étaient venus le voir de prier dans sa propre mosquée, et il le leur laissa pour leur culte. (Ali Bulac, Cagdas Kavramlar ve Duzenler [Conceptions et Ordres Contemporains], Iz yayincilik, 16ème édition, Istanbul, 1998, p. 241). Du temps des califes qui ont succédé au Prophète, la tolérance envers les autres croyances était maintenue. Lorsque Damas fut pris, une église qui avait été transformée en mosquée fut divisée en deux parties, afin que les chrétiens puissent prier dans une moitié et les musulmans dans l’autre. (Ali Bulac, Cagdas Kavramlar ve Duzenler [Conceptions et Ordres Contemporains], Iz yayincilik, 16ème édition, Istanbul, 1998, p. 241)

L’Islam ordonne de ne pas se montrer indulgent face à la tyrannie

Les musulmans ne demeurent jamais silencieux face à une tyrannie, qu’ils la voient, l’entendent ou même l’apprennent par d’autres. Leur bienveillance, qui découle de la moralité du Coran les conduit à s’opposer à toute forme de tyrannie, de cruauté ou d’oppression, pour défendre les opprimés et mener une guerre d’idées en leur nom. Qu’il s’agisse de leurs meilleurs amis ou d’étrangers avec lesquels ils n’ont ni une quelconque relation ni un intérêt commun, ils se comportent résolument afin d’éviter toute oppression. Ils voient là une occasion de gagner la satisfaction de Dieu et d’appliquer la moralité du Coran. Parce que le croyant a une conscience très sensible, sa conception de la bienveillance ne lui permettra jamais de fermer les yeux sur une injustice ou une atrocité si petite soit-elle. Tout d’abord, il se positionne en première ligne de cette moralité veillant à ne pas commettre la moindre injustice ou à ne pas devenir tyrannique envers qui que ce soit. Lorsqu’il voit quelqu’un d’autre se mal comporter, sa conscience ne lui laisse aucun répit jusqu’à ce qu’il ait résolu le problème. En effet, dans un cœur bienveillant il ne peut y avoir de place pour l’ignorance, l’oubli et la mésestime de la tyrannie.


La tolérance, le compromis, le pardon, l’amour, le don de soi et la joie sont les sentiments qui domineront dans une société où les valeurs islamiques gouverneront chaque geste du quotidien.

Les peuples ignorants n’agissent pas avant que la tyrannie soit à leur propre porte. Cette façon de penser découle du fait qu’ils oublient ou dénient que dans l’au-delà ils seront face à face avec toutes les bonnes actions qu’ils auront accomplies et la bonne moralité qu’ils auront adoptée ici-bas. Tandis que les croyants eux sont conscients du déroulement des événements, et c’est ce qui les poussera à traiter même le parfait inconnu avec une grande gentillesse et à tout faire pour le protéger de la tyrannie. Même si personne d’autres ne les soutient, ils se mettront en commun toutes leurs forces pour empêcher la malveillance. Bien que les gens qui ont un comportement différent fassent partie de la majorité, leur manque de conscience et d’attention ne déteint jamais sur les vrais croyants. Les musulmans savent que dans l’au-delà on leur demandera de rendre des comptes concernant ce qu’ils ont fait pour empêcher le mal. Ils n’oublient jamais qu’ils n’auront pas d’échappatoire en disant: "Je ne l’ai pas vu ou entendu, ou je n’avais jamais réalisé que cela se passait…", et seuls en réchapperont ceux qui auront écouté les exhortations de leur conscience. Comme il est révélé dans le Coran, les gens seront mis, chacun seul, en présence de Dieu (Coran, 19: 80), questionné et appelé à rendre des comptes pour leur actions dans ce monde. Ceux qui auront font du bien, qui se seront rebellés contre toute forme de cruauté, qui auront combattu le mal, et seront restés sur le chemin de Dieu, s’attendront à une récompense de Dieu pour leur efforts. Dieu fait mention de cela dans un autre verset:

Non, mais quiconque soumet à Dieu son être tout en faisant le bien, aura sa rétribution auprès de son Seigneur. Pour eux, nulle crainte, et ils ne seront point attristés. (Coran, 2: 112)